Vacances siciliennes

a4421-copypp Quinze août. C’est la nouvelle de la quinzaine de la Revue Rue Saint-Ambroise.

« Tout le monde était dans l’église. Le village semblait vide, la grande place était déserte. Le soleil déjà haut. La chaleur montait dans l’air sec d’une mi-août caniculaire. Les feux de collines incontrôlables et un sirocco violent faisaient la une des journaux locaux depuis plusieurs semaines. On entendait le bourdonnement lointain des Canadairs. De mémoire de sicilien, on n’avait rarement vu un été aussi torride depuis de nombreuses années.(…) »

En librairie

 

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Revue Rue Saint Ambroise. Numéro 41. La couverture est belle. Ça fait tout drôle. Mes mots imprimés dans une revue littéraire qui défend la fiction courte. Une belle émotion.

Disponible aux Cahiers de Colette, rue Rambuteau. Ou au Comptoir des Mots, rue des Pyrénées. Mes deux librairies parisiennes préférées. Ça ne s’invente pas.

 

Paris, à l’aube

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J’ai terminé mon premier recueil de nouvelles il y a tout juste un an. Deux années d’écriture. Six nouvelles. Posées là. Un manuscrit relié. J’avais envie de le partager. Aux très proches qui ont vu grandir ces histoires, aux amis qui me sollicitaient, à des plus intimes qui s’y reconnaissaient. Aux éditeurs pour avis, même s’ils ne vous répondent presque jamais. Même si, sans connaître personne du milieu, c’est foiré d’avance. Une envie naïve, simple.  L’une de ces nouvelles retenue sur un Grand Prix de la littérature courte sur le web. Et puis un an a déjà filé. Le manuscrit est toujours relié. De nouveaux textes sont commencés, terminés. Planqués dans mes cahiers. Ça arrive comme ça l’écriture. Un départ. Marguerite Duras disait : « l’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie. » La vie je la raconte sur des formats courts, en instantané. La mienne et celle que les autres m’inspirent. Celle qui se trouve dans les interstices, celle qu’on ne voit pas toujours du premier coup, celle qui vous touche sans trop que l’on sache pourquoi. Il y a toujours un départ.

Le départ