Paris, à l’aube

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J’ai terminé mon premier recueil de nouvelles il y a tout juste un an. Deux années d’écriture. Six nouvelles. Posées là. Un manuscrit relié. J’avais envie de le partager. Aux très proches qui ont vu grandir ces histoires, aux amis qui me sollicitaient, à des plus intimes qui s’y reconnaissaient. Aux éditeurs pour avis, même s’ils ne vous répondent presque jamais. Même si, sans connaître personne du milieu, c’est foiré d’avance. Une envie naïve, simple.  L’une de ces nouvelles retenue sur un Grand Prix de la littérature courte sur le web. Et puis un an a déjà filé. Le manuscrit est toujours relié. De nouveaux textes sont commencés, terminés. Planqués dans mes cahiers. Ça arrive comme ça l’écriture. Un départ. Marguerite Duras disait : « l’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie. » La vie je la raconte sur des formats courts, en instantané. La mienne et celle que les autres m’inspirent. Celle qui se trouve dans les interstices, celle qu’on ne voit pas toujours du premier coup, celle qui vous touche sans trop que l’on sache pourquoi. Il y a toujours un départ.

Le départ